Google bombing: est-ce encore possible?
Avant tout, qu’est-ce que le Google Bombing?
Le Google Bombing est une méthode permettant de positionner un site ou une page web en faisant pointer vers ceux-ci un maximum de liens texte spécialement optimisés sur une requête précise. L’exemple le plus connu est celui de la requête “Miserable Failure” (lamentable échec), qui fait ressortir en premier dans le classement la page personnelle de G.W. Bush.
Le Google Bombing est un phénomène connu, presque préhistorique en matière de référencement… Mais a-t-il vraiment vieilli?
Pour le savoir, j’ai demandé récemment à un maximum de connaissances de réaliser un, plusieurs voire beaucoup de liens “texte” vers une page précise, avec un anchor text bien spécifique. Autant de liens que possible étaient requis, et… j’ai été servi…
Objectifs:
1. Un objectif personnel d’abord (avoué aux partenaires, évidemment): booster une page pendant un mois sur une requête.
2. L’objet du test: évaluer l’impact d’un Google Bombing de nos jours, autant sur Google que les deux autres acteurs majeurs: Yahoo! et Live (MSN)…
A propos de la page de destination:
La thématique de la page de destination était liée directement à l’anchor text du lien.
La page de destination n’avait subi aucune optimisation. Celle-ci a été réalisée sans aucune idée SEO en tête.
Le positionnement de la page de destination était inexistant (page initialement incluse dans un frameset sur un autre site).
Portée du “Google bombing”:
A ce jour, 4.000 liens entrant selon live.com; 2.800 selon fr.yahoo.com (pour Google, on attendra la mise à jour des backlinks - d’ici 6 à 8 mois…?).
Ces liens ont été créés rapidement (cela permettait de simuler un effet buzz/blitz), leur création a pris 1 à 2 semaines maximum.
Analyse des effets:
1. A très court terme.
Le plus réactif fut MSN, ou plutôt “LIVE.com”, qui a assez rapidement positionné la page aux alentours de la 30è position, 2 semaines après le lancement.
J’ai cru apercevoir à la même période un positionnement sur Yahoo!, mais je n’ai pas pu réafficher le résultat.
Google… fidèle à lui-même, est resté d’une pachydermie lymphatique sans égal, servant inlassablement du “aucun document ne correspond aux termes de recherche spécifiés”…
2. A terme (15/10/2006).
A terme, après 5/6 semaines, les résultats sont là :
Yahoo! positionne la page ciblée en 4è position, sur 3.570.000 résultats. (1)
Live.com positionne la page en 7è position, sur 469.282 résultats. (2)
Google positionne la page en 25è position, sur 6.890.000 résultats. (3)
(1) Phénomène intéressant: ce n’est pas la page “ciblée” qui est positionnée sur Yahoo!, mais le répertoire qui la contenait.
(2) Live.com présente toujours aussi peu de résultats, 10x moins que les autres moteurs (filtre contre la sur-optimisation, trop de tirets dans les URL?).
(3) Google.be retourne des résultats complètement différents de Google.com (je n’ai pas trouvé la page sur Google.be, pourtant, c’est hébergé chez Belgacom, sur un domaine .be.
Conclusions:
La requête étant “moyennement” concurrentielle (~7 millions de résultats sur Google, ce n’est pas de la “grosse requête”), et les sites “source” (les “supporters”) étant issus de thématiques très variables, le plus souvent sans aucun rapport avec la thématique de la cible, je dirais que ce “bombing” est un succès.
25/7.000.000 c’est bien, même ce n’est pas exceptionnel.
Quoi qu’il en soit, rappelons que c’est un effort très localisé, et réduit dans le temps (1 mois, et 20/30 sites “source” maximum).
Je serais tenté de dire qu’un Google Bombing plus lourd est donc toujours possible, principalement si (selon moi) il est très “virulent” au départ (afflux massif de liens pendant quelques jours/semaines), et reste soutenu par la suite.
Le “bombing” qui a été réalisé ici était somme toute un tout petit effort, on peut imaginer un effet bien plus important avec un nombre beaucoup plus élevé de partenaires… En tout cas, à ce niveau-ci, il semblerait qu’aucun filtre fondamentalement incontournable n’existe, chez aucun des acteurs concernés (Google, Yahoo, MSN). Google semble simplement plus “lent à la détente”: il faut avouer que le succès de ce moteur induit une charge beaucoup plus importante… cela peut être la raison de sa lenteur.
Je tiens à remercier les webmasters et administrateurs de sites qui ont pris part à cet exercice, dont entre autres:
BL-Man
Annonces musiciens Oazik
Cartes de voeux Ouaw
Catamaran Antilles
Conseil en restauration
Annuaire “Votez Tous”
Boutiques en ligne
Blog référencement
(…)
J’attends plus d’informations de la part des autres partenaires qui souhaitent être connus ou bénéficier d’un lien retour comme promis. Faites-vous connaître en jetant un rapide coup d’oeil au sujet posté sur WebRankInfo à cet effet (accès limité, forum “Recherche de partenariats”), et envoyez-moi un petit email.




blason a écrit,
20 octobre, 2006 @ 8:11
Bonjour,
Merci pour ce compte rendu instructif et ravi que ce mini bombing ai pu servir a tant de choses (positionnement, test de bombing, etc…), au plaisir de raparticiper a de telles actions (surtout quand c’est pour la bonne cause !)
Bonne journée à tous.
Guillaume a écrit,
20 octobre, 2006 @ 9:53
Un Google Bombing avec le mot-clé partout dans la page boostée c’est pas vraiment un Google Bombing !
HawkEye a écrit,
20 octobre, 2006 @ 10:08
La page boostée ne contenait que quatre occurences du mot-clé: une dans le titre, une dans la meta “keywords” et deux dans le contenu… On n’appellera pas ça du keyword stuffing…
ADIDASman a écrit,
20 octobre, 2006 @ 13:03
Encore une fois, un compte-rendu complet et très instructif !
Beau boulot et merci de nous en avoir fait profité.
finstreet a écrit,
20 octobre, 2006 @ 13:35
Très intéressant article et très intéressante conclusion. Le Google bombing pourrait donc servir à un site évènementiel en phase de lancement en achetant pour un mois des liens sur une centaine de sites. Pour un site plus installé, y’a toujours le risque de blakliste, mais pour de l’évenementiel ca peut etre une excellente idée pour un coût assez peu élevé.
dd32 a écrit,
28 octobre, 2006 @ 14:32
Le meilleur a été dit, merci encore pour ce retour d’expérience.